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Immobilier d'entreprise / SCI Professionnelle

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IMMOBILIER D’ENTREPRISE / SCI PROFESSIONNELLE

Immobilier d’entreprise & SCI professionnelle à Marseille | ZOGRAPHOS NOTAIRES
Détenir les murs dans l’entreprise, en direct ou via une SCI : financement, loyers, fiscalité, gouvernance, cession et transmission.
 

 

Séparer, financer et transmettre les murs de l’entreprise

Lorsqu’un dirigeant acquiert les locaux nécessaires à son activité, la question n’est pas seulement de savoir quel immeuble acheter. Il faut aussi décider qui le détiendra : la société d’exploitation, le dirigeant personnellement, une SCI ou une autre société.
Ce choix influence le financement, les garanties, les loyers, la fiscalité, le risque professionnel, la gouvernance entre associés, la cession de l’entreprise et la transmission familiale.

ZOGRAPHOS NOTAIRES accompagne dirigeants, associés et investisseurs pour structurer la détention de l’immobilier d’entreprise et sécuriser les relations entre les murs et l’activité.
 

LA RÉPONSE EN 30 SECONDES
Séparer les murs de l’exploitation peut être pertinent, mais ce n’est ni une protection absolue ni une optimisation automatique. Le bon schéma est celui qui reste cohérent avec le financement, le loyer, la fiscalité, les associés, la cession de l’entreprise et la transmission future.

 

Qui doit détenir l’immobilier professionnel ?

Quatre schémas sont fréquemment rencontrés : détention personnelle, société d’exploitation, SCI ou autre société distincte. Aucun n’est supérieur par principe.
 
Détention Atout possible Risque / limite Question de sortie
Dirigeant en direct Simplicité et patrimoine personnel Régime matrimonial, responsabilité, dette personnelle Vente, donation ou succession de l’immeuble
Société d’exploitation Un seul véhicule et flux simplifiés Actif exposé à la vie de l’exploitation Cession de l’entreprise avec ou sans immobilier
SCI Dissociation des murs et de l’activité ; gouvernance patrimoniale Bail, fiscalité, garanties et coûts Conservation, vente ou transmission des parts
Autre société Souplesse selon objectifs et nature de l’activité Régime fiscal et juridique plus complexe Cession d’actifs ou de titres à anticiper
POINT CLÉ
L’expression « SCI professionnelle » n’est pas une forme sociale spécifique. Il s’agit d’une SCI utilisée pour détenir un immeuble affecté à une activité professionnelle ou commerciale. Elle reste soumise au droit des sociétés civiles, à son objet statutaire et au régime fiscal correspondant.
 

Pourquoi séparer les murs de la société d’exploitation ?

Conserver l’immobilier en cas de cession de l’activité ;
associer différemment les personnes au capital des murs et de l’exploitation ;
organiser un revenu locatif distinct ;
préparer une transmission progressive de l’actif immobilier ;
isoler juridiquement l’actif de certaines vicissitudes de l’exploitation.
Cette séparation n’est toutefois pas absolue : une banque peut demander hypothèque, nantissement de parts, caution personnelle ou garanties croisées. Le risque économique doit donc être analysé au-delà de la seule séparation des personnes morales.
 
ERREUR FRÉQUENTE
Créer une SCI uniquement parce que « les murs doivent être séparés de l’exploitation ». Une SCI sans objectif clair peut ajouter des coûts, rigidifier la gouvernance, compliquer le financement et générer une fiscalité de sortie défavorable.
 

SCI à l’IR ou SCI à l’IS : comment arbitrer ?

Le choix fiscal influence les flux pendant la détention et la fiscalité de la sortie. À l’IR, le résultat est en principe imposé entre les mains des associés selon leur situation. À l’IS, la société est imposée elle-même et peut, selon les règles applicables, amortir l’immeuble ; la plus-value de cession répond alors à une logique différente.
niveau et évolution des loyers ;
intérêts d’emprunt et remboursement de la dette ;
travaux et besoins de trésorerie ;
capacité ou non à distribuer du cash aux associés ;
horizon de détention ;
revente de l’immeuble ou des parts ;
transmission familiale et démembrement.
 
À RETENIR
IR versus IS ne se décide pas sur la seule économie d’impôt des premières années. Il faut simuler la détention complète, la revente, la distribution de trésorerie et la transmission éventuelle.
  

Le bail entre la SCI et la société d’exploitation

Lorsque la SCI détient les murs et que la société d’exploitation les occupe, le bail formalise les relations économiques entre deux personnes distinctes, même si elles ont des associés communs.
activité et destination autorisées ;
durée et renouvellement ;
montant du loyer et mécanisme d’indexation ;
répartition des charges, taxes et travaux ;
dépôt de garantie et garanties éventuelles ;
travaux d’aménagement réalisés par l’exploitant ;
cession, sous-location et fin de l’occupation.
 
LE CONSEIL ZOGRAPHOS NOTAIRES
Le loyer entre structures liées doit rester juridiquement et économiquement défendable. Un loyer artificiellement élevé ou faible peut fragiliser le financement, la fiscalité, la valorisation de l’entreprise ou les relations entre associés.
 

Comment financer les murs ?

La dette peut être portée par la société d’exploitation, la SCI ou le dirigeant selon le schéma. Le prêteur examine la valeur du bien, la capacité de remboursement, le bail et la solidité de l’occupant.
apport en capital ;
compte courant d’associé ;
emprunt bancaire ;
hypothèque ou autre sûreté immobilière ;
nantissement de parts ;
cautionnement personnel ;
garanties croisées entre structures selon les exigences du prêteur.
 

Capital, comptes courants et gouvernance : qui contrôle réellement ?

La répartition du capital ne suffit pas à organiser une SCI. Les statuts doivent anticiper les décisions relatives aux travaux, à l’emprunt, au refinancement, à la vente, à l’agrément d’un nouvel associé et au décès.
majorités applicables aux décisions importantes ;
pouvoirs du gérant ;
règles d’agrément ;
traitement des comptes courants d’associés ;
sortie d’un associé et valorisation des parts ;
décès, incapacité, séparation ou divorce ;
démembrement des parts et droits respectifs de l’usufruitier et du nu-propriétaire.
 

Dans quels cas une SCI professionnelle est-elle inutile ou contre-productive ?

Projet immobilier limité, sans enjeu de transmission ou de séparation patrimoniale ;
coûts de constitution et de gestion disproportionnés ;
financement rendu plus complexe ou garanties personnelles neutralisant l’objectif de séparation ;
activité ou flux incompatibles avec le caractère civil de la société ;
choix de l’IS effectué sans projection du coût de sortie ;
association de personnes dont les intérêts divergent sur la conservation, les loyers ou la vente ;
structure inutilement sophistiquée au regard du patrimoine et du risque.
 

Céder l’entreprise : faut-il conserver les murs ?

Lorsque les murs sont séparés, le dirigeant peut vendre l’entreprise tout en conservant l’immeuble et en percevant un loyer du repreneur. Il peut également vendre les murs séparément ou réaliser une opération globale. Cette flexibilité n’est réelle que si le bail et le loyer sont acceptables pour le repreneur et son financeur.
 

Transmettre l’immobilier professionnel

Les parts d’une SCI peuvent être transmises progressivement, notamment par donation et, lorsque cela correspond à la stratégie familiale, par démembrement. Il faut tenir compte de la dette, des comptes courants, de la valeur des parts, de la gouvernance, des revenus nécessaires au donateur et du devenir de l’entreprise exploitante.
 
POINT CLÉ
TRANSMETTRE LA VALEUR ≠ TRANSMETTRE LE CONTRÔLE. Le démembrement des parts, les statuts, la gérance et les règles de vote doivent être coordonnés : donner de la nue-propriété ne répond pas à lui seul à toutes les questions de pouvoir et de revenus.
 

Que se passe-t-il dans 5, 10 ou 20 ans ?

1. Croissance

Le local peut devenir trop petit, nécessiter des travaux ou être refinancé.

2. Entrée d’un associé

Faut-il l’associer aussi aux murs ou uniquement à l’exploitation ?

3. Conflit ou séparation

Les statuts et la propriété des parts peuvent devenir aussi importants que la valeur de l’immeuble.

4. Cession de l’entreprise

Le repreneur doit accepter le bail, le loyer et la structure de détention.

5. Transmission ou décès

Parts, usufruit, dette, comptes courants et droits du conjoint ou des héritiers doivent être coordonnés.
 

Pour aller plus loin

→ Immobilier professionnel & commercial
→ Acheter ou vendre des locaux professionnels
→ Fonds de commerce & bail commercial
→ SCI : fonctionnement, avantages et limites
→ Holding & structuration patrimoniale
→ Transmettre son entreprise
 

Questions fréquentes

Est-il préférable que la SCI ou la société d’exploitation achète les murs ?

Il n’existe pas de réponse automatique. Une SCI peut faciliter la séparation des murs et de l’activité et permettre une gouvernance patrimoniale distincte, tandis qu’une acquisition par la société d’exploitation peut simplifier certains flux et financements. Il faut comparer le risque, la dette, les garanties, le loyer, la fiscalité pendant la détention, la cession future de l’entreprise et la transmission. Le choix pertinent dépend donc du scénario global et non d’un avantage isolé.
 

Une SCI peut-elle louer un local commercial à la société de son associé ?

Oui. La SCI et la société d’exploitation sont deux personnes juridiques distinctes et peuvent conclure un bail. Celui-ci doit toutefois être réel, cohérent avec l’activité, les règles applicables au local et les conditions économiques du marché. Le niveau du loyer, les charges, les travaux et les garanties doivent être justifiables. Il faut également contrôler le régime fiscal de la SCI et les éventuelles conventions réglementées ou règles de gouvernance applicables à la société d’exploitation.
 

Peut-on transmettre les parts de la SCI tout en conservant les revenus ?

Oui, une transmission avec réserve d’usufruit peut être étudiée afin de dissocier temporairement usufruit et nue-propriété. Mais les effets sur les loyers distribués, les droits de vote, la dette, les comptes courants, la valorisation et la gouvernance doivent être organisés précisément. Le démembrement ne doit pas être présenté comme une solution automatique de conservation du contrôle : les statuts et l’acte de donation doivent être coordonnés avec le droit applicable.
 

Notre ancrage : Marseille, Provence et immobilier professionnel

À Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, dirigeants de PME, professions libérales, commerçants et investisseurs rencontrent fréquemment la même question : faut-il transformer le loyer versé pour les locaux en constitution d’un actif patrimonial, et sous quelle structure ?
Implantée au 511 rue Paradis à Marseille 8e, ZOGRAPHOS NOTAIRES accompagne l’acquisition des murs, la constitution ou l’adaptation de SCI, les baux entre structures liées, le refinancement, la cession et la transmission.

Références juridiques essentielles

Code civil, articles 1832 et suivants : règles générales des sociétés.
Code civil, articles 1845 et suivants : sociétés civiles.
Code de commerce, articles L.145-1 et suivants lorsque les murs sont loués sous statut commercial.
Code général des impôts et BOFiP : fiscalité des SCI à l’IR ou à l’IS, loyers, TVA et plus-values selon le schéma.
Code civil et droit patrimonial de la famille : régime matrimonial, démembrement, donation et succession selon le dossier.

Références vérifiées au regard des textes en vigueur en août 2026. Les taux, seuils, doctrines et régimes fiscaux doivent être contrôlés à la date de l’opération.

Auteur : Alexis Zographos, notaire à Marseille

Alexis ZOGRAPHOS
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